Vue sur les 5 ksour depuis un point haut au coucher de soleil, la lumière rose sur les minarets, c'était irréel. Mon mari qui est photographe n'a pas décroché de son appareil pendant 1h.
Vallée du M'Zab
A propos du lieu
Cinq villages blancs, cinq minarets pointus, mille ans d architecture ibadite qui n a jamais rate un jour de soleil. Le Corbusier est venu ici en 1931 et n en est jamais vraiment reparti.
En 1012, les ibadites, chasses de Tiaret par les Fatimides, fondent Ghardaia et quatre soeurs — El Atteuf, Bounoura, Beni Isguen, Melika. 'Une lecon d architecture', ecrira Le Corbusier en 1931, apres huit jours d obsession : blocs cubiques, ruelles etroites, palmeraie irriguee par les foggaras. UNESCO depuis 1982, mais surtout un lieu vivant, ou les hommes en cheche blanc et les femmes voilees d un seul oeil circulent sans s attarder.A Beni Isguen (fermee aux non-musulmans apres 16h, tu es prevenu), assiste a la criee du souk au coucher : les vieux vendent leurs objets a la voix, sans un cri. Bois un the a la menthe sur la place de Ghardaia, regarde les hommes discuter — leur dialecte mozabite est un tresor. La nuit, monte sur un toit : tu vois les cinq minarets s allumer un a un.
4.6 · Avis (10)
Le marché de Ghardaïa m'a marquée, les tapis mozabites tissés main, les vieux qui négocient tranquillement. On a acheté un tapis qu'on aime chaque jour. Aucun regret.
Le patrimoine est extraordinaire je le reconnais, mais l'accueil touristique laisse à désirer. Peu d'hôtels corrects, peu d'infos claires. On mérite mieux pour un site de cette valeur.
MRE, première visite dans le Sud pour ma fille de 12 ans qui vit à Marseille. Elle n'a pas lâché son carnet, elle dessinait tout. Elle m'a dit "maman, je veux revenir chaque année".
Guide local Ibrahim, une pépite. Il nous a expliqué l'organisation sociale du M'Zab, les règles de construction, la place des femmes. On a compris le lieu, pas juste vu.
Ghardaïa c'est un autre monde. Les ruelles blanches, le silence des ksour, l'appel à la prière qui rebondit sur les murs... J'ai eu l'impression de voyager dans le temps. À faire absolument dans sa vie.
Architecture unique au monde, ça mérite le déplacement depuis Alger (2 jours de route quand même). Par contre en juillet ne venez pas, il fait 45 degrés minimum. Nous on a survécu grâce au riad climatisé.
Palmeraie de Beni Isguen le matin très tôt, la brume qui monte des palmiers, le silence total, juste les oiseaux. Un des moments les plus purs de ma vie. Merci le M'Zab.
On a été reçus par une famille mozabite, thé à la menthe, dattes, discussions jusqu'à minuit. Un accueil dont on parle encore 3 mois après. La culture ibadite mérite d'être connue.
Site classé Unesco et ça se comprend. Attention certains quartiers ne se visitent pas librement, respectez ça, prenez un guide autorisé. Sinon c'est absolument fascinant.