Tigzirt — l’îlot en berbère — c’est ce rocher qui affleure à cent mètres du rivage, encerclé d’une eau turquoise qui ferait honte à la Croatie. Une basilique paléochrétienne en surplomb du sable.
Iomnium romaine, port punique avant elle, évêché au Ve siècle : Tigzirt cumule les couches. En 1898 l’administration coloniale y fonde une station balnéaire pour Alger. Isabelle Eberhardt, la vagabonde en burnous, écrivait après son passage : « Il y a des lieux qui vous appellent, on ne sait pourquoi. » Tigzirt appelle — l’îlot, la basilique en ruine, le pin unique penché sur la mer.Grimpe à la basilique au lever du soleil, tu auras toute la baie pour toi. Redescends prendre le petit-déjeuner chez Da Muhend, sur le port : galette d’orge, olives, café. L’après-midi, loue une barque pour approcher l’îlot — attention aux oursins sur la roche. Le soir, assieds-toi sur le muret côté ouest quand la lumière devient cuivrée et que les mouettes rentrent en criant.